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Rôle d’une Banque Centrale

--> Les instruments de politiques économiques pour ramener la croissance à un niveau compatible avec une hausse modérée des prix :

– Les politiques monétaires conventionnelles :

Taux directeurs et liquidités (prêteur en dernier ressort)

Régulation bancaire (ratio de réserves obligatoires)

– Les mesures monétaires non conventionnelles :

Quantitative easing

Achat d’obligation à long terme (pour faire baisser les taux long – relance de l’activité) contre une vente d’obligation à moyen terme

Politique de change et contrôle des capitaux (taxation dissuasive)

– Encadrement administratif du crédit (quotas)

– Politique budgétaire

Relever les taux d’intérêt pour freiner le crédit attire les capitaux extérieurs et pousse la devise à la hausse. Cette hausse présente l’avantage d’atténuer l’inflation importée mais elle pèse sur la compétitivité des entreprises exportatrices.

--> Techniquement une banque centrale ne peut pas faire faillite. Car il lui suffit de créer sa propre monnaie banque centrale (base monétaire) pour reconstituer ses fonds propres. Le problème, ce sont les conséquences :
– la monnaie se déprécie et ne vaut plus rien face aux autres devises
– l’hyper-inflation

Pendant la crise des subprimes, elles ont acheté des titres à tout bout de champ : titres d’Etats, aux banques et aux entreprises non financières. Leurs bilans ont augmenté dans des proportions considérables. En théorie, il n’y a aucune limite à cet accroissement. Le risque est de voir la qualité du bilan se dégrader. Une banque centrale peut créer autant de monnaie qu’elle le souhaite. Mais l’accumulation d’actifs peut engendrer des comportements de fuite devant la monnaie : perte de confiance dans la devise. Surtout si les titres achetés voient leur valeur se déprécier.

--> Quand la BCE rachète des obligations souveraines de pays de la zone euro en difficulté, elle doit ponctionner autant sur le marché interbancaire pour éviter que ses rachats n’aient des répercussions inflationnistes.

Le pouvoir de création monétaire de la BCE lui permettrait d’apporter un soutien quasi illimité aux pays de la zone en difficulté. Les Allemands y sont défavorables.

Les articles 123 et 125, Chapitre 1, Titre VIII, 3ème Partie du Traité de fonctionnement de l’UE précisent : il est interdit à la BCE de faire crédit à un Etat membre en difficulté.

--> En décembre 2011, la BCE a procédé à une opération de refinancement à long terme (Longer Term Refinancing Operations – LTRO) d’une durée de 3 ans. 489 milliards d’euros ont ainsi été avancés aux 523 banques ayant répondu à son appel d’offre. Cette mesure écarte le risque de liquidité. Cette opération a été reconduite en février 2012 pour un montant très proche.

--> La BCE a confirmé le 06 septembre 2012 qu’elle allait mettre en œuvre un programme de rachat illimité de dettes souveraines appelés Outright Monetary Transactions (OMT).

--> Début juin 2014, des mesures fortes ont été prises par la BCE pour contrer les pressions déflationnistes :

– Nouvelle baisse des taux auxquels elle rémunère ses avances aux banques

– Assortir la rémunération des dépôts des banques commerciales à la BCE d’un taux négatif

– Continuer d’alimenter les banques en liquidités en quantité illimitée et de les inciter à accroître leur distribution de crédits au secteur privé non financier à travers une nouvelle facilité au nom de TLTRO (targeted long term refinancing operation) : jusqu’à 400 milliards d’euros sur 4 ans, sous conditions que les banques commerciales prêtent pour des projets industriels (et non pour l’immobilier)

– Plus des mesures techniques dont le point commun est d’accroître la liquidité bancaire et d’encourager l’octroi de crédits

--> Le jeudi 22 janvier 2015, la BCE a annoncé une politique de Quantitative Easing.

Rachat de 60 milliards d’euros d’actifs par mois sur 19 mois. Soit au minimum = 1.140 milliards d’€
Début en mars 2015 et fin en septembre 2016 (possibilité de prolonger si besoin).

Titres achetés = en plus des ABS et des covered, la BCE va acheter des titres d’Etats souverains, d’institutions européennes et des agences (mais pas de corporate).

Les Banques Centrales Nationales achèteront l’essentiel des titres et l’intégralité des institutions européennes (soit 12 %) et la BCE directement 8 % de ce QE.

Ces 20 % du QE seront totalement mutualisés. Pour le reste des achats, ils seront portés au bilan de chaque Banque Centrale Nationale (cela revient à renationaliser le risque).

La BCE intervient uniquement sur le marché secondaire car elle n’a toujours pas le droit d’acheter des obligations d’Etat sur le marché primaire.

La BCE est pari passu avec les autres créanciers = traitée de manière égale, même degré de séniorité, au même niveau que les autres créanciers. Elle perd son statut privilégié.

--> Le jeudi 10 mars 2016, la BCE annonce que le montant mensuel de ses achats de titres passe à 80 milliards d’euros.

Les achats sont étendus aux obligations d’entreprises non financières.

Remarque
L’objectif de la BCE : maintenir la stabilité des prix.

--> Quand la FED met en place une politique de Quantitative Easing, elle achète des Bonds du Trésor américains et des actifs risqués d’institutions financières. Avec ces capitaux, les vendeurs (souvent les banques) peuvent davantage prêter et financer l’économie.

Remarque
Les objectifs de la FED : stabilité des prix, croissance économique, plein emploi.

--> Les opérations d’open market (opérations de refinancement principalement), réalisées sur appels d’offre, permettent de piloter les taux d’intérêt et d’envoyer des signaux de politique monétaire.

--> Structure du bilan d’une banque centrale
A l’actif
Les banques centrales détiennent 3 catégories d’actifs :
– Des réserves en or et en devises (réserves de change) = achats d’or et de devises sur le marché des changes.
– Des titres (portefeuilles d’obligations souveraines et corporate ; et parfois des actions) =achats d’emprunt d’Etat sur le marché primaire et secondaire.
– Des avances aux banques commerciales (créances sur le système bancaire) = prêts aux banques commerciales.

Au passif
– Les fonds propres
– La monnaie banque centrale (base monétaire) : billets et pièces ; comptes courants des banques commerciales ; compte courant du trésor

Les banques centrales financent l’acquisition de ces actifs en créant leur propre monnaie banque centrale. Il s’agit d’un simple jeu d’écritures comptables.
La monnaie banque centrale constitue une dette pour les banques centrales.

 

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