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Comportement boursier des actions : Notion de prime de risque

Prévisions de bénéfice et prix des actions

Les facteurs qui influencent le comportement boursier des actions peuvent être classés en 2 catégories :

–         ceux qui se répercutent sur les marchés en général

–         ceux qui concernent les sociétés

Les premiers sont tous les critères économiques et les anticipations que s’en font les investisseurs : croissance, équilibre budgétaire, commerce extérieur, niveau des taux d’intérêts, inflation, chômage, taux de change…

Les autres indicateurs utiles sont relatifs à la vie de la société (stratégie, prévisions de résultats, fusions, acquisitions…) ainsi qu’à la conjoncture de son secteur.

Par l’influence de ces différents facteurs, la valorisation peut connaître des variations importantes à la hausse comme à la baisse.

L’effet des variations de taux sur le cours des actions : la notion de prime de risque

L’action étant plus risquée (du moins à court terme), elle doit rapporter davantage qu’une obligation. Cette différence de rentabilité s’appelle une prime de risque. Et l’action ne sera recherchée que si la prime de risque qu’elle offre est significative.

Cette prime de risque se mesure souvent comme la différence entre le taux de rentabilité espéré des actions (R, que l’on calcule à partir des bénéfices prévus) et le taux de rendement à l’émission des OAT 10 ans (r, que l’on observe directement sur le marché primaire).

La valeur historique d’équilibre de cette prime de risque est de 2 ou 3 %.

Si les taux à l’émission augmentent, cela diminue mécaniquement la prime de risque, ce qui rend les actions moins intéressantes car le risque n’est plus assez rémunéré. D’autre part, cela dégrade les perspectives d’activité et de bénéfice (la hausse des taux alourdit l’endettement et nuit à la croissance). Des arbitrages se déclenchent au profit des obligations et le cours des actions baisse.

La prime de risque est un bon indicateur :

–         Si la prime est très faible voire négative, il faut vendre car cela signifie que les actions sont sur-cotées et qu’elles risquent de baisser jusqu’à ce que la prime normale soit reconstituée.

–         Si la prime est très élevée (signe que le marché est sous-évalué – les actions ne sont pas chères), il faut au contraire acheter en sélectionnant les valeurs.

Le prix dépend des dividendes, des bénéfices, de la croissance. Ce qui donne la tendance à la bourse, c’est les profits. Et les écarts à ces profits proviennent des taux.

R = r + prime de risque                    ou      prime de risque = R – r

Avec, R = taux de rentabilité espéré des actions

r = taux sans risque

Si les taux montent, alors r monte et la prime de risque baisse

Si :    R = r      -->     alors on vend les actions

Exemple de calcul de prime de risque

Pour le taux sans risque : on prend le taux d’intérêt servi par l’OAT 10 ans

Pour le taux de rentabilité espéré des actions :

Rentabilité = bénéfice du prochain exercice / cours d’aujourd’hui + espérance de plus-value

On admet qu’en moyenne :

bénéfice / cours = OAT 10 ans                           Or PER = cours / bénéfice

On admet qu’à l’équilibre :

1 / PER = OAT

Exemple chiffrés

Si le PER moyen de l’année est de 16     -->     1 / 16 = 6,25 %

Si le taux des OAT 10 ans = 3,5 %

Soit on anticipe sur l’année que les taux vont monter à 6,25 %

Soit on anticipe une baisse des bénéfices de (3,5 – 6,25) / 6,25 = – 44 %

Remarque

En l’an 2000, la prime de risque sur le marché des actions était devenue nulle, parce que les investisseurs croyaient en l’avènement d’un nouveau monde : celui de la nouvelle économie.

En 2010-2011, la prime de risque est à son zénith historique, les investisseurs croyant en la fin d’un monde : celui de l’euro.

En 2017, la prime de risque est historiquement faible sur la plupart des bourses mondiales.

 

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