L’O.A.T.

Apparues en mai 1985, les Obligations Assimilables du Trésor sont la version moderne des traditionnels emprunts d’Etat. Ces titres, émis par adjudication pour des durées allant jusqu’à 50 ans, offrent une liquidité sans équivalent en France.

La gestion de la dette publique

Pour couvrir les besoins de l’Etat, le Trésor émet principalement 3 catégories de titres standardisés, gérés par l’AFT (Agence France Trésor) :

– Les OAT sont la forme privilégiée de l’endettement à long terme.

– Les bons du Trésor à taux fixe et à intérêt annuel (BTAN), d’une durée de 2 à 5 ans, représentent l’endettement à moyen terme.

– Les bons du Trésor à taux fixe et à intérêts précomptés (BTF) constituent l’outil de gestion de trésorerie, avec une maturité maximale d’un an.

La procédure de placement par adjudication

Les titres sont adjugés au prix (au taux) offert par les souscripteurs donc au taux du marché. Le Trésor satisfait d’abord les ordres aux taux les plus faibles (les plus avantageux pour le Trésor) puis les suivants jusqu’à concurrence du montant souhaité pour l’adjudication. Le Trésor met ainsi en concurrence les établissements adjudicataires et amène les banques à réduire leurs commissions.

Technique de l’assimilation

Les OAT sont émises avec une valeur nominale de 1 €. Comme leur nom l’indique, et c’est la clé de leur succès, ces titres sont assimilables. Pour éviter de multiplier le nombre d’emprunts aux caractéristiques similaires et accroître la liquidité du marché secondaire, toute nouvelle émission (gisement) est rattachée à une tranche d’emprunt antérieure (réservoir) avec mêmes caractéristiques (taux facial, nominal, échéance, modalités de remboursement). Seul le prix diffère en fonction des rendements du marché obligataire.

Après l’émission, la nouvelle tranche est assimilée à la première, sur une seule ligne de cotation. Cette technique limite ainsi le nombre de lignes de cotation.

Différentes formes d’OAT

Il existe des OAT à taux fixe, les plus nombreuses, et des OAT à taux variable. Il y a aussi des OAT indexées sur l’inflation (OATi).

Les OAT à 10 ans, qui constituent l’essentiel du contrat euro notionnel négocié sur le MATIF, jouent le rôle d’emprunt phare sur le marché.

Compte tenu de la sécurité apportée par la signature de l’Etat, les particuliers peuvent acquérir des OAT à l’émission ou sur le marché secondaire. La faiblesse du nominal des titres (depuis leur conversion en euros le 01 janvier 1999) facilite d’ailleurs un tel placement.

Les OAT ne sont pas cotées en euros mais en pourcentage du nominal et au pied du coupon. Une OAT, hors coupon couru, cotée 104,50 % vaut donc 1,045 €.

Risque d’émetteur

L’État français ayant toujours honoré sa signature, il n’y a pas de risque sur le capital. Par contre, comme pour une obligation à taux fixe, il existe un risque en cas de revente des OAT avant l’échéance.

En effet, les OAT, comme toutes obligations classiques à taux fixe, évoluent à l’inverse des taux d’intérêt. Si les taux montent, le cours des OAT émis antérieurement baissera, d’autant plus que le taux nominal est élevé et l’échéance lointaine. Et inversement si les taux baissent, leur cours s’appréciera.

Pour ceux qui conservent ces titres jusqu’à l’échéance, il n’y a bien sûr aucun risque, le titre étant remboursé à sa valeur nominale.

 

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