Le Capital Asset Pricing Model

L’objectif du CAPM est de combiner un investissement sur un actif sans risque et sur un portefeuille diversifié situé idéalement sur la frontière efficiente. Ainsi, la relation qui lie le rendement et le risque ne se présente plus sous une forme de courbe concave, mais en une simple droite (appelée droite de marché) qui relie l’actif sans risque et le portefeuille de marché.

Le modèle de marché et la diversification

Au fur et à mesure que l’on diversifie en ajoutant des valeurs à un portefeuille, la part du risque spécifique dans le risque total diminue. En revanche, le risque systématique est impossible à éliminer dans la mesure où il ne fait que traduire les incertitudes du marché. On peut constater qu’à mesure que la diversification s’accroît, le risque du portefeuille décroît mais pas de façon linéaire. Très rapidement, la réduction marginale de la variabilité,

L’Arbitrage Pricing Theory

L’APT procède d’un raisonnement d’arbitrage également utilisé dans la valorisation d’instruments à terme tels que les options ou les futures. Les hypothèses du modèle - l’hypothèse de base de l’APT est que le rendement Rj d’un actif financier j, est influencé par un nombre limité de facteurs observables (Fn, 1 ≤ n ≤ k), communs à tous les titres (et non plus un seul, par ailleurs inobservable : le portefeuille de marché) et par un facteur spécifique à ce titre et totalement indépendant de tous les autres facteurs,

Le bêta d’une action / L’alpha d’un gérant

Le bêta exprime la sensibilité des fluctuations de l’action à celle de l’indice. Il se calcule ainsi : βi = σim / σm² Il est égal à la covariance des taux de rentabilité de l’action i avec ceux de l’indice de marché (σim) rapporté à la variance des taux de rentabilité de l’indice de marché (σm²).

Les fondements de la théorie moderne du portefeuille

La théorie de Markowitz s’est développée autour de 2 hypothèses, désormais centrales en finance : l’aversion au risque et l’analyse des choix de l’investisseur dans un cadre dit de moyenne-variance (rentabilité-risque). Sur le marché (matérialisé par un plan), plusieurs titres ou portefeuilles sont mis à la disposition des investisseurs.

Le modèle de marché

Le modèle le plus connu pour décrire la rentabilité et le risque d’un investissement en valeurs mobilières est le « modèle de marché ». Ce modèle relativement simple, imaginé par Markowitz en 1952 a été développé par Sharpe en 1964. Principe

Le ratio de Sharpe

Ce ratio est utilisé pour comparer le rapport performance/risque de plusieurs titres ou portefeuilles. Il constitue le rapport entre l’excès de rentabilité du portefeuille (ou du titre) par rapport au taux sans risque et le risque total du portefeuille (ou du titre). Formule

Les stratégies de gestion

Chaque gérant de portefeuille a son propre style (culture financière, expérience…) pour sélectionner des titres. Le but demeure toujours de bien répondre aux attentes des clients relatives à la diversification des risques et à l’augmentation des rendements, tout en faisant mieux que la concurrence.

Les risques de la diversification internationale

Il existe pour l’essentiel 4 types de risques : - le risque de volatilité (pertes au niveau des rendements obtenus sur les marchés étrangers), - le risque de change (variations des taux de change des devises de ces marchés par rapport à la monnaie du pays de l’investisseur), - le risque d’illiquidité (surtout dans le cas des marchés émergents), - le risque politique.

Démonstration de la réduction de risque par la diversification

L’inclusion de plusieurs titres dans un portefeuille réduit le risque de celui-ci par rapport au risque des titres individuels qui le composent. Illustration du phénomène La rentabilité du portefeuille est simplement la moyenne des rentabilités de chacun des titres qui le composent pondérée par leur proportion respective dans le portefeuille. Soit pour 2 titres A et B :

Calcul du risque d’un investissement

On peut assimiler le risque d’un investissement à la dispersion ou variabilité de sa rentabilité autour de la valeur anticipée (la moyenne). La mesure de la variabilité la plus utilisée est l’écart type (ou volatilité) ou identiquement son carré, la variance. Exemple : Estimation du risque d’un titre

Proverbes boursiers

L’expérience étant souvent trop longue et surtout, dans ce domaine, trop onéreuse à acquérir, la connaissance des proverbes permet d’accéder rapidement et à moindre coût à la mémoire collective de la communauté financière. - Il faut acheter au son du canon et vendre au son du violon

Calcul de la rentabilité d’une action

Rentabilité = rendement (flux de revenu) + gain ou perte en capital (plus-value ou moins-value espérée) Le taux de rentabilité d’une action comprend non seulement le dividende net du titre (taux de rendement) mais aussi la plus-value en capital (ou moins-value) rapporté au cours d’achat de l’action.

L’organisation de la gestion

En général, dans toute institution effectuant de la gestion de portefeuilles, on retrouve 4 entités : - le département de recherche et d’analyse économique et financière, - le comité d’investissement, - les gérants de portefeuilles, - le service de contrôle.

Les styles de gestion

La gestion HTM (Hold to Maturity) : cette approche s’applique à investir dans des titres de créances et à les conserver jusqu’à leur maturité. Par extension, un fonds HTM est un fonds avec une maturité cible investi sur des titres dont la maturité est très proche ou égale à celle du fonds.